Posté le : 29-07-2010 | Par : MEV
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29 JUILLET @ 19h28 – Lettre ouverte de Jean-Charles Lajoie, directeur artistique de Musique en Vue, en réponse aux vives réactions recueillis sur la page Facebook du festival.
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À vous tous,
Je souhaite d’abord remercier sincèrement tous ceux et celles qui ont assisté à un ou plusieurs spectacles du festival cette année, autant que je veuille remercier les nombreux commanditaires, grands et petits, de leur support indéfectible.
Cependant…
Il est très désolant de lire toute cette désinformation au sujet du festival. Voici donc un rétablissement de quelques faits importants dans l’historique de Musique en Vue et son ancêtre, le Festival des Musiciens de Rue.
- C’est sous Daniel Tardif que le festival a quitté la rue pour être exclusivement présenté au parc du centre-ville, une décision que j’approuvais totalement comme simple spectateur payeur de ses tickets à l’époque.
- C’est sous Daniel Tardif et Réjean Daigle que le festival a délaissé le nom des Musiciens de rue pour le nom de Musique en Vue, une décision logique compte tenu de la formule remaniée, mais particulière, j’en conviens.
- C’est sous Daniel Tardif que le festival est passé de 11 jours à 6, puis à 5, une décision fort défendable compte tenu des coûts exorbitants et de la faible disponibilité d’artistes de calibre pour couvrir 11 soirs de spectacles.
- J’ai assumé conjointement avec Daniel, que je considère hautement d’autre part, la programmation du festival de 2005, avant d’assumer seul les programmations de 2006, 2007, 2008, 2009 et celle de cette année.
- En 2006 et en 2007, le festival a établi deux records pour la moyenne de spectateurs payants lors des soirs de spectacles, et ce, avec la même formule que celle de cette année…
- Fatiguez et voulant passer à autre chose, c’est Daniel Tardif qui m’a demandé de prendre son relais au festival après l’édition 2005, ajoutant que j’étais à son avis l’homme désigné pour assurer la survie du festival.
- Ce fut ma suggestion (acceptée d’emblée par le conseil d’administration), que la soirée d’humour fut abandonnée en 2006, une question de logique compte tenu du nom de l’événement et des faibles revenus qu’elle engendrait.
Je veux bien me faire comprendre. Je respecte au plus haut point Daniel Tardif, un conquérant et surtout un maudit bon gars. Daniel fut de tous les combats à ce festival, et c’est comme moi un mélomane averti qui aime la musique, ses gens… et la relève entre autres! Daniel a même été la source du redressement du festival alors qu’un autre membre du c.a. de l’époque avait convaincu ses pairs d’essayer d’ouvrir une « soucoupe volante » de restaurants sur le site plaçant l’événement dans un péril financier épouvantable.
Concernant l’humour, moi je veux bien, mais ce n’est pas rentable. Facile de dire qu’il y avait plein de monde, mais il entre trois personnes debout pour la place qu’occupe une chaise de parterre alors faut pas se laisser berner. Qui plus est, la bière ne se vendait pas lors de ces soirées, et la bière compte fortement dans les revenus d’un événement en plein air comme Musique en Vue. Au fait, Daniel Tardif vous a organisé un super événement d’humour en 2005, et il a presque vendu sa maison pour payer ses dettes après tellement le support de la population n’était pas au rendez-vous. Je connais aussi un Zigomatik motivé qui a laissé lui aussi beaucoup d’argent sur la table en organisant de belles soirées d’humour que la populace n’a pas appuyé alors…
Avant de poursuivre, j’aimerais sincèrement répondre de quelques attaques personnelles vicieuses et mal convenues. Croyez-vous sincèrement qu’avec 4 heures en direct à la télé et 3 heures en direct à la radio tous les jours, je souhaite vraiment avoir ma grosse face dans le Guide pis La Voix de l’Est à propos du festival? Je sais que vous êtes assez intelligents (es) pour ne pas croire une telle chose, mais êtes-vous assez intelligents (es) pour ne pas embarquer dans les campagnes de désinformation et de « salissage » de quelques pseudo bien pensants désireux de seulement casser du sucre sur mon dos en ignorant totalement le tort qu’au fond, ils font à l’ensemble de la collectivité. Le festival ne doit pas devenir un champ de bataille pour des règlements de comptes de vieilles chicanes de mal pris, le festival doit être un lieu de développement de Cowansville à travers les retombées récréotouristiques, un lieu de rassemblement de la collectivité à travers la Musique qui de tout temps fut la nourriture de l’âme, pas son objet de destruction.
Maintenant dans les faits, il semble clair que deux changements majeurs survenus en vue de l’édition de 2008 ont « assommé » l’événement. Le déplacement d’une semaine fut catastrophique, rien de moins, et la majoration du coût à la porte de 15 $ à 20 $ fut l’autre. Par contre, ne voulant pas nécessairement défendre l’item du coût, me semble que 20 $ pour une qualité de spectacle telles est fort abordable. Et lorsque je dis qualité de spectacle telles, j’ajoute aux artistes présents le lieu magnifique, le fait que personne n’attend pour entrer ou sortir, personne ne paye son stationnement, personne n’attend pour s’acheter une bière ou un « roteux », et tout le monde voit et entends à merveille les spectacles! Ces deux dernières qualités font la renommée du festival et sa crédibilité auprès des artistes. Sans ces facilités, ils viendraient au festival, mais exigeraient des cachets supérieurs et impossibles dans notre petite structure.
Aussi, jamais avant les médias ne se sont autant intéressés au festival. Les critiques de la programmation « poche » de cette année furent plus qu’élogieuses, que ce soit à Radio-Canada, TVA, « V », ou encore à Corus, Énergie, dans les journaux importants et les autres, de partout les critiques ont salué la qualité exceptionnelle de la programmation, certains allant même jusqu’à dire que le show du jeudi avec les Breastfeeders, Malajube et les Vulgaires était digne des Francofolies et le meilleur de l’été au Québec. Ces coupures de presse seront publiées sur le site si ce n’est déjà fait.
L’idée des déclarations fracassantes de dimanche est de sonner l’alarme puisque les cartes de crédit des membres du c.a. devraient servir à mettre de l’essence dans leurs bagnoles respectives, pas à verser des dépôts pour des bands et acheter de la bière à être vendue sur le site de l’événement. J’avance personnellement le salaire de celui qui assume la permanence au festival et sans qui l’événement ne pourrait avoir lieu, et ce, chaque année de septembre à mars, et je prends personnellement le risque que les commissions sur les ventes de commandites et forfaits ne couvrent pas les sommes versées. Je le fais comme d’autres membres du c.a. le font à leur façon par amour du festival, parce qu’on aime ça et que l’on ne veut pas le voir mourir. Mieux, on veut qu’il explose. Pour ce faire, il doit faire parler de lui à Montréal. C’est ma mission depuis 3 ans et ça marche. C’est avec une crédibilité dans les médias nationaux que vont venir les subventions, lesquelles vont stabiliser financièrement le festival et lui permettre d’ajouter à son volet soirée un volet en journée avec des shows gratuits dans les parcs, un volet « Musiciens de Rue » que j’annonce lors des bilans de l’événement depuis 2006, ce qui est vérifiable dans l’historique des coupures de presse régionales. J’avais d’ailleurs en tête de ramener ce volet pour le 20e, et si les gouvernements comprennent enfin que l’on existe, on y arrivera. Ceux-ci par contre ne veulent pas subventionner des fêtes foraines avec des amuseurs publics sur un pont et des chansonniers dans les bars alors si on veut ajouter ses artifices, il faut d’abord faire parler de nous positivement par les grands médias, ce qui est maintenant le cas. On n’a donc pas tout perdu, non?
Enfin, je vous dirai que bien que la déprime survole le c.a. actuellement, j’ai le 20e en vue et je le souhaite régénérateur de progrès, d’avancement et de renouveau ! Outre la date, il faudra penser une stratégie de vente de forfaits qui permettront aux gens de Cowansville, ceux à qui appartient en réalité le festival, de se procurer un forfait au meilleur prix disponible. Il faudra par contre nous assurer de pouvoir lancer le 20e, ce que nous allons nous acquitter à faire dans les prochaines semaines.
Soyez assurés que nous vous tiendrons informés en premier via le site internet du festival, en plus des médias régionaux.
Je vous salue entre-temps, et espère avoir répondu à une majorité de questionnements tout en ramenant les choses au clair concernant les faits, ceux qui irrévocablement sont toujours ultimement la clé de tout dénouement, heureux ou pas!
Vive la musique, vive les créateurs, et vive Musique en Vue!
Jean-Charles Lajoie
Posté le : 28-07-2010 | Par : MEV
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- Une aimable collaboration de Alain Bérubé du journal Le Guide.
27 JUILLET @ 11h31 min – L’annonce du possible déménagement du Festival Musique en Vue pour d’autres cieux, par Jean-Charles Lajoie, a eu l’effet d’une bombe à Cowansville.
Que ça soit au bureau, sur la rue ou sur Internet, tous ont une opinion sur le sujet.
Sur le site, j’ai souvent entendu des commentaires du genre «On ne connaît pratiquement aucun artiste cette année». Ou «C’était mieux quand le festival était présenté plus tôt en juillet».
Mais plusieurs mélomanes m’ont affirmé que l’organisation avait bien fait d’être plus audacieuse cette année. «On a des shows comme à Montréal!», m’a-t-on souvent dit, vantant les prestations de Yann Perreau, des Vulgaires Machins et de Hedley, entre autres.
Musique en Vue a pris les devants, en lançant une discussion sur Facebook, question de sonder le terrain.
Et croyez-moi, les commentaires sont nombreux… et fort différents d’un à l’autre.
Certains se montrent durs à l’endroit de l’organisation. On demande un virage majeur.
«Je serais la première à vouloir ravoir le Festival des musiciens de rue, comme dans le temps où la musique et le public cohabitaient harmonieusement et dans la joie», lance Isabelle.
«À part Bobby Bazini, il n’y avait personne qui m’attirait au festival cette année. De plus, j’étais en vacances à l’extérieur», allègue Marie.
«Il manque énormément de variété et de nouveautés. Il faudrait des journées plus thématiques: une journée folk, une journée blues, une journée rock et une journée punk!», clame Marie-Andrée.
«Pourquoi ne pas revenir en force avec des shows d’humour?», suggère de son côté Marie-Ève.
Stéphanie s’insurge, vantant la programmation 2010 avec ferveur.
«La programmation rassemblait les meilleurs bands québécois/francophones de l’heure, le festival était présent dans les médias montréalais (TVA, Le Devoir, CKOI, CKAC), le lieu est enchanteur… et les kiosques abondent! Ce festival est aussi bon que bien des événements dans la grande métropole!», écrit-elle.
Bref, chacun a son idée.
Mais dans l’ensemble, les internautes souhaitent conserver Musique en Vue à Cowansville.
«C’est bien tout ce qu’il y a d’intéressant à Cowansville, ce qui regroupe toutes les générations. Faut pas changer ça!», s’exclame Sophianne.
C’est justement ça le problème… rejoindre tout le monde.
Lors de prestations de Kaïn, d’Éric Lapointe ou des Cowboys Fringants, par exemple, la foule est plus hétérogène. Et les foules sont ainsi plus nombreuses, que l’on le veule ou non. Ça joue positivement sur l’ambiance du site. Et il faut bien l’avouer, ceux qui tiennent des kiosques sur place font de meilleures affaires.
Par contre, Musique en Vue est également un carrefour musical intéressant pour la relève. Samedi dernier, Yann Perreau était fier de dire qu’il avait joué à Cowansville, il y a plusieurs années, avec sa formation Doc et les Chirurgiens.
La Patère Rose et The Breastfeeders, entre autres, ont également plu à bien des gens cette année.
Et sur la scène de la relève, on a pu découvrir des formations telles Monogrenade, qui a même eu un rappel!
Comment donc concilier le tout…
Un artiste “émergent” avec de l’impact en milieu de peleton, avec un “gros nom” en finale… avec des combos du genre “Malajube/Cowboys Fringants”? Ou “Pépé/Éric Lapointe”?
Faut-il ajouter une soirée consacrée à l’humour, comme jadis? Je n’étais pas en région à cette époque, mais mon collègue Claude Hébert – qui travaillait au Guide jusqu’en 2006 – me disait tout à l’heure que c’était fort apprécié.
Et si on faisait appel aux pubs et bars de Cowansville… qu’on faisait des spectacles gratuits en plein jour… qu’on animait un peu le tout, question de mettre la table pour les spectacles en soirée? Jean-Charles Lajoie a déjà évoqué cette possibilité dans le passé, mais le financement ne semble pas suffisant pour revenir à cette formule.
Est-ce que Cowansville peut se permettre de perdre un tel événement, aussi rassembleur? Ou doit-on repartir à neuf avec autre chose? La Ville de Bromont, par exemple, accueillerait sûrement un festival de musique avec plaisir…
Essayons de voir si, tous ensemble, on peut trouver une solution. Cette fameuse annonce de Jean-Charles Lajoie aura eu le mérite, en tout cas, de susciter une sérieuse réflexion. Ce qui, en soi, est un exercice très sain.
Posté le : 26-07-2010 | Par : MEV
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- Une aimable collaboration de Alain Bérubé du journal Le Guide.
26 JUILLET @ 5h24 min – Dernière soirée de la 19e édition du Festival Musique en Vue.
Grippé et fatigué, j’ai eu la tentation de demeurer chez moi. Mais une amie, sur Facebook, m’a recommandé fortement de faire un bel effort pour aller voir au moins The Box. «J’ai entendu le test de son, c’était super bon, comme dans le temps!», m’a-t-elle dit.
L’amie en question n’avait pas tort. C’est un Jean-Marc Pisapia en pleine forme qui, avec ses acolytes, a livré la marchandise. Les “L’Affaire Dumoutier (Say to Me)”, “Ordinary People”, “Closer Together” et “Checkmate/Quand le roi” (qui remonte à plus de 25 ans!) ont ramené bien des souvenirs auprès de la foule, formée en bonne partie de fans de cette époque. Agréable.
Pépé, avec son concept “Goes Français”, a su auparavant dérider bien des spectateurs avec ses reprises – souvent à teneur ska-punk – de classiques de l’Hexagone. Entendre du Niagara, du Brigitte Bardot (!), du Indochine et du Joe Dassin de la part de ce coloré chanteur, c’est assez… particulier. Avec comme dessert quelques hits de Pépé, ce fut très amusant.
Je ne suis pas demeuré assez longtemps pour bien juger de la performance des New Cities, qui semblaient solides sur scène. Mais pour les avoir vu l’an dernier à Bromont – en première partie de Simple Plan – , je dois avouer que leurs versions “live” de leurs chansons – teintées de sonorités “eighties” – sont meilleures que sur disque. Un groupe trifluvien qui pourrait aller loin.
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Le nombre de spectateurs? 4000 ou 5000, environ. Décevant encore une fois.
Je reviendrai sur le sujet ici-même, mais la déception se lisait sur le visage de Jean-Charles Lajoie et de Jean-Benoit Bernier. Ils auraient aimé que plus de gens se joignent à la fête.
Une chose est sûre: l’édition 2010 aura été fort intéressante. Les Vulgaires Machins, Breastfeeders, Radio Radio et Yann Perreau, entre autres, m’auront séduit et agréablement surpris. Une programmation qui m’a bien plus dans l’ensemble.
Bon… retour à la réalité! À… l’an prochain? On verra bien.
Posté le : 25-07-2010 | Par : MEV
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- Une aimable collaboration de Alain Bérubé du journal Le Guide.
25 JUILLET @ 8h41 min – Quatre prestations. Quatre visages différents, mais prometteurs, de la chanson québécoise.
Pour ce beau samedi soir que nous proposait Musique en Vue, on a fait confiance à des artistes qui aiment sortir des sentiers battus. Qui réinventent le rock d’ici.
Alex Nevsky, de Granby, a amorcé le bal avec sa “pop moderne” bien ficelé, le tout aromatisé de textes intelligents. Il a plu aux spectateurs – de plus en plus nombreux tout au long de sa performance scénique – et on se doute bien qu’un de ces quatre, ce sera sur la grande scène qu’il sera de retour. Son “parrain”, Yann Perreau, m’a confié qu’il a bien aimé travaillé avec lui, en tant que réalisateur, pour son premier album.
Par la suite, Fanny Bloom (que j’ai connu en tant que Fanny Grosjean, lorsqu’elle a remporté la finale sherbrookoise de Cégep en spectacles) et ses deux acolytes – de Misteur Valaire – ont suscité la curiosité. La Patère Rose est un groupe sherbrookois à surveiller, c’est sûr et certain. Attachante et fébrile, Fanny évoque une Coeur de Pirate éclatée, avec sa manière bien à elle de voir le monde. Ils ont sûrement un bel avenir… Mika leur a même fait confiance pour ouvrir quelques-uns de ses spectacles en France.
Yann Perreau a livré une de mes prestations préférées à Musique en Vue. Ses deux côtés, tendre et croustillant, ont bien covoisiné durant la soirée. Certains m’ont confié se montrer parfois agacé par ses pas de danse, mais c’est selon moi – au contraire – ce qui fait son charme. Il aime bouger, il adore animer la foule. Rien de mal là-dedans! Et son “Président danse autrement” demeure ma chanson québécoise préférée de 2009. Brvo Yann!
Je ne suis pas un fan fini d’Ariane Moffatt, mais avouons tous qu’en spectacle c’est également une bête de scène. Sympathique, excellente musicienne et énergique, elle a bien rendu son répertoire sur les planches, avec en prime une belle version acoustique de “Point de mire” en rappel. Et elle semblait heureuse de chanter à Cowansville, à environ 20 minutes de son chalet d’été (à Sutton, semble-t-il).
Une seule déception: aucun duo avec Yann Perreau. On attendait “La machine à danser” de la Compagnie Créole par ces deux amis… partie remise?
Donc, une belle soirée. De 5000 à 6000 personnes, selon mes estimations, étaient sur place. Pas si mal… et ces spectateurs ont dans l’ensemble adoré les spectacles.
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Déjà une dernière soirée pour cette 19e édition de Musique en Vue. Ce n’est pas à moi de faire le bilan, le comité organisateur le fera lundi. Mais ce serait bien que Casino Spoon, Pépé, The Box (rois de la pop anglophone québécoise des années 80, avec “L’affaire Dumoutier”) et The New Cities (émules de Simple Plan et de Hedley), de Trois-Rivières, bénéficient de l’accueil chaleureux de la foule cowansvilloise. Y serez-vous?
Posté le : 24-07-2010 | Par : MEV
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- Une aimable collaboration de Alain Bérubé du journal Le Guide.
24 JUILLET @ 10h56 min – Vendredi soir. Quelques nuages passagers… mais le soleil n’a jamais vraiment cédé le passage.
Tout était en place pour une soirée survoltée au Festival Musique en Vue. Et fait particulier, on retrouvait sur place beaucoup d’ados… et leurs parents. Bref, un cocktail amusant à observer, chaque groupe d’âge ayant des attentes différentes.
En levée de rideau, Call Me Doctor – avec le guitariste cowansvillois Alex “Tone” Gendron – a bien réchauffé la foule. Un petit groupe sympa à surveiller.
Je connaissais bien peu Jason Bajada, un chanteur montréalais folk-rock qui rappelle parfois Walco, un as dans le genre. Mais ce fut somme toute une prestation intéressante. La foule – qui attendait massivement pour les deux spectacles suivants – a semblé aimer.
Une belle prestation de l’école de danse ExcelDanse, avec Mylène Tondreau en tête, a ajouté à l’esprit de fête.
L’arrivée de Bobby Bazini, cette jeune sensation de Mont-Laurier – il est âgé à peine de 20 ans! – a entraîné bien des cris de joie. Avec son répertoire qui évoque parfois Jack Johnson et Johnny Cash, ce chanteur à la taille mince plaît par sa timidité sympathique, mais surtout par sa voix unique, étonnante pour un artiste si jeune.
Peu bavard sur scène, Bobby semble parfois se demander ce qui lui est arrivé depuis quelques mois. Mais lorsqu’il chante… on comprend. Avec, en prime, une version pas piquée des vers de “Love Me Two Times” des Doors. Rien de moins!
En attendant une carrière internationale qui ne saurait tarder, nous aurons eu la chance d’assister à ses débuts.
Quant à Hedley, ça frisait l’hystérie. Après un vidéo humoristique, ce groupe très populaire de la Colombie-Britannique a enligné ses hits à vive allure, avec comme départ l’efficace “Cha-Ching”.
Le chanteur, Jacob Hoggard, avait pratiquement la foule dans sa main. Lorsqu’il a demandé aux spectateurs de lui lancer des cadeaux de fête, il a été enseveli… avec entre autres un soutien-gorge, porté fièrement par le batteur!
Je ne suis pas un fan invétéré de Hedley, mais j’ai apprécié l’énergie du groupe, de même que la réponse de la foule. Une pure réussite.
Seule déception… l’affluence. Plus de 8000 personnes, c’est bien. Mais pas assez au goût des organisateurs. J’ai senti une déception à peine voilée auprès de Jean-Charles Lajoie, qui rêvait à bien plus de gens… Pourtant, aucun orage ne tombait au début de la soirée.
Peut-être que ce soir, on sera surpris? Un beau combo sera en vedette, avec le Granbyen Alex Nevsky (une future star de la chanson québécoise, selon bien des gens), la formation sherbrookoise La Patère Rose (également à surveiller de près), le plus que charismatique Yann Perreau et l’excellente Ariane Moffatt.
Comme Yann et Ariane se connaissent bien – attendez-vous à au moins un duo ce soir -, et qu’Alex est le protégé de Yann, la complicité sera grande sur la grande scène de de Musique en Vue.
Nos amis du festival aimeraient très certainement une affluence d’au moins 7000 à 8000 personnes ce soir. Ce n’est pas impossible, avec tous ces artistes québécois de talent.
À ce soir!
Posté le : 23-07-2010 | Par : MEV
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- Une aimable collaboration de Alain Bérubé du journal Le Guide.
23 JUILLET @ 7h04 min – Hey! Mr. Tambourine Man, play a song for me
I’m not sleepy and there is no place I’m going to
Hey! Mr. Tambourine Man, play a song for me
In the jingle jangle morning I’ll come followin’ you
Cette chanson des Byrds, un groupe mythique des années 60, m’est revenue en tête lors de la prestation déjantée (et ludique) des Breastfeeders, hier au Festival Musique en Vue.
Je connaissais quelques chansons au vol – dont “Funny Funiculaire” – mais en spectacle, je n’avais jamais eu la chance de les voir… Et croyez-moi, ce fut tout un choc.
En plus de l’énergie brute et sans compromis des musiciens de cet excellent groupe rockabilly/punk qui évoque largement The Ramones… J’ai eu un coup de coeur.
Le joueur de tambourine – qui joue admirablement au gars à qui il manque une neurone ou deux -, Johnny Maldoror, a littéralement incendié la foule. Et la scène – ainsi qu’une partie du site – est vite devenue son terrain de jeu. Ce pitre sympathique, c’est en fait le comédien Martin Dubreuil – très en demande actuellement selon Jean-Charles Lajoie, de Musique en Vue – , qui a joué notamment dans “C.A.” et “Tout sur moi”… mais surtout dans le terrifiant film “Les sept jours du talion”. Le gars qui se fait torturer, c’est lui. Du charisme, il en a à revendre.
Affirmer que la prestatation des Breastfeeders m’a plu est un euphémisme. Mais en plus, j’ai pu savourer au électro-acoustique-rock – à la Arcade Fire – de Monogrenade, une formation qui a un bel avenir. Mon ami Philippe Mercier avait bien raison.
Malajube? C’était bien. Sans surprise, mais bon… efficace. Les fans ont vraiment adoré. J’ai embarqué dans certaines chansons, mais je demeure convaincu que le meilleur est à venir pour eux. Bien heureux qu’ils aient partagé une soirée avec nous, à Cowansville, pour une seconde fois.
Les Vulgaires Machins m’ont ramené à l’esprit de fête. Même si leurs textes sont engagés, leur jeu sur scène donne envie de célébrer, de bouger, de danser… Excellents sur disque, ils le sont encore plus “live”.
Ils ont su connecter avec la foule – gagnée à l’avance – , bien des spectateurs chantant à l’unisson avec eux. Et leur hit “Compter les corps” – selon moi LEUR meilleure chanson – , tirée de l’album du même nom, m’a carrément donné la chair de poule.
Avec en plus un plaidoyer assez vibrant contre le projet d’inversement du flux de pétrole pour l’oléoduc Montréal-Portland, la formation originaire de Granby a su laisser sa marque. 10 sur 10.
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Tout ça, c’est digne d’une soirée des Francofolies de Montréal, non?
Et pourtant, nous n’étions qu’environ 5000 spectateurs.
Pourquoi? Il faisait beau, c’était jeudi soir… Le rock fait-il fuir tant de gens? Musique en Vue, c’est aussi un beau rassemblement populaire. Ne ratez pas le bateau…
Ce soir, Musique en Vue espère fracasser des records. L’organisation affirme que la prévente, avec en vedette Bobby Bazini – un jeune chanteur québécois appelé à une carrière internationale – et Hedley, les rois du pop-punk canadien anglais, est plus qu’excellente.
Atteindra-t-on le cap des 10 000 spectateurs, comme l’ont fait les Cowboys Fringants en 2007? Si Dame nature collabore… c’est possible.
Faites-vous plaisir ce soir. Cowansville vous attend sous ses meilleurs atours.
Amen.
Posté le : 22-07-2010 | Par : MEV
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22 juillet 2010 @ 7 h 35 min – Une aimable collaboration de Alain Bérubé du Journal Le Guide
18h15. L’inquiétude gagne bien des gens. Il tombe des cordes. Beaucoup de pluie en peu de temps.
De quoi gâcher le début du Festival Musique en Vue? Heureusement, ce fut de courte durée.
La formation Absynthe (un rock intense fort intéressant) méritait un meilleur sort, alors qu’une poignée de spectateurs étaient sur place. Mais ô miracle, les nuages ont cédé leur place à un soleil timide, mais tout de même présent.
Déjà, alors qu’Omnikrom – amusants et fort aimés de la foule – entonnait ses airs hip hop/techno déjantés, le site de Musique en Vue s’est rempli à vive allure.
Lorsque Radio Radio a pris la relève, près de 5000 personnes ont goûté avec joie à cette première soirée de l’édition 2009. La formation aux origines acadiennes, avec entre autres son accent sympathique et ses hits électro-rap («Cliché hot», le très attendu «Jacuzzi» et l’excellent «Dekshoo»), m’a agréablement surpris. De vrais personnages de bande dessinée, lançait avec justesse ma bonne amie Andréanne.
Ce groupe qui manie bien le «chiac» (langage anglo-français), fort charismatique sur scène, se veut une belle découverte, comme Jean-Charles Lajoie et son équipe aiment nous faire découvrir. Bravo!
Et ensuite… Plume Latraverse. Que dire de plus sinon qu’à 64 ans, ce légendaire personnage est encore jeune de coeur. Il a su, dès le départ, rejoindre trois générations avec ses sacres bien placés, son franc-parler et ses mélodies indémodables.
Après avoir enfilé quelques chansons plus méconnues, les grands crus («Bobépine», «Le rock’n roll du grand flanc mou» et l’incontournable «Rideau», entre autres) ont suscité de nombreux pas de danse dans la foule bigarrée. Les Mauvais Compagnons, qui jouent aux côtés de Plume depuis 30 ans, ont bien tenu le rythme.
«À votre santé, ma gang de ciboires!», a crié Plume durant le spectacle. Le plaisir fut partagé. Un bon départ pour cette 19e édition, qui ne peut – avec la complicité du beau temps – que nous faire brasser la cage de manière divertissante.
Ce soir, un combo de rêve pour les amateurs de rock alternatif québécois. Monogrenade (électro-acoustique de qualité), les déchaînés Breastfeeders, les colorés Malajube et, pour dessert, le punk-rock engagé des Vulgaires Machins.
Ça promet!
Posté le : 21-07-2010 | Par : MEV
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 Les Loco Locass lors de leur passage à Musique en Vue en 2009 - Photographe: Sophie Samson ©
- Une aimable collaboration de Alain Bérubé du Journal Le Guide
Il y a deux semaines, Jean-Charles Lajoie, directeur artistique de Musique en Vue, confiait au Guide sa volonté d’augmenter la visibilité du festival hors de Brome-Missisquoi. Les médias semblent plus que jamais «embarquer dans le train», alors que la programmation 2010 suscite particulièrement l’intérêt à Montréal.
Marc Danis, responsable des communications pour le festival, se montre agréablement surpris de cet engouement. De retour de Sherbrooke pour une entrevue à «La Vie en Estrie», il affirme que le festival cowansvillois n’a jamais autant fait parler de lui.
«Il y a eu récemment des reportages dans Le Devoir, à LCN et dans Voir Estrie, en plus de nombreuses mentions dans la presse régionale. Sur divers blogues à saveur culturelle ainsi que sur Facebook et Twitter, bien des gens expriment leur surprise de voir une programmation aussi forte, mais dans une ville de si petite taille», soutient-il.
M. Danis assure que l’édition 2010 n’a rien à envier à bien des festivals ayant lieu dans des grands centres.
«La soirée de jeudi, avec entre autres Malajube et les Vulgaires Machins, c’est du calibre des Francofolies de Montréal. Même chose pour samedi, avec en vedette Yan Perreau et Ariane Moffatt. Nos artistes de la relève sont également de grande qualité. On a su créer un buzz médiatique avec un bon mélange d’artistes émergents et de premier plan», dit-il.
Marc Danis invite avec enthousiasme toute la population à faire le party au Festival Musique en Vue, qui prend son envol ce soir (mercredi) pour se terminer dimanche soir.
Posté le : 19-07-2010 | Par : MEV
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 La formation Les Vulgaires Machins, de passage sur la Scène Loto-Québec ce jeudi 22 juillet dès 21h30 Les Vulgaires Machins tiennent la route, plus que jamais, après 15 ans de carrière. Leur punk-rock percutant, assaisonné de dénonciations acerbes contre les travers de la société, devrait chauffer à bloc les spectateurs présents au Festival Musique en Vue de Cowansville, ce jeudi 22 juillet dès 21h30.
Une aimable collaboration de Alain Bérubé du Journal Le Guide
En 2007, la formation d’origine granbyenne a certainement gagné de nombreux fans à Cowansville, avec – en première partie des Trois Accords – une prestation des plus inspirées. Pour leur retour à Musique en Vue, les Vulgaires Machins comptent bien mettre en avant-plan les excellentes chansons de «Requiem pour les sourds», un album qui frappe fort.
«Nous sommes encore surpris d’avoir occupé, lors de la sortie de notre nouveau CD, la première place du palmarès des ventes au Québec. On aura au moins, le temps de quelques jours, torché Lady Gaga!», lance avec le sourire le chanteur et guitariste Guillaume Beauregard.
Ce dernier se dit fier des réactions positives entourant Requiem pour les sourds, qui témoigne de la volonté des Vulgaires Machins de «brasser la cage» intelligemment, avec un zeste de cynisme. Le groupe vient par ailleurs de s’associer avec Greenpeace, afin de parrainer le guide «Vivre vert: trucs et astuces».
«Oui, on aime dénoncer entre autres certaines situations, notamment au plan politique. Nous ne pouvons pas changer le monde directement, mais il y a moyen de planter quelques graines pour l’avenir. Mais parmi nos nouvelles compositions, il y a également des textes plus personnels. On n’a pas peur de mettre nos tripes sur la table», image Guillaume Beauregard.
Même après toutes ces années, ce dernier affirme avoir toujours beaucoup de plaisir à faire carrière avec ses acolytes. Il aimerait cependant que la scène punk québécoise reprenne du galon.
«Il y a de très bons groupes un peu partout, mais on ne les entend pas assez. Pourtant aux États-Unis, le punk a réussi à faire sa marque à la radio, avec des formations telles Green Day», établit-il.
Pour Guillaume Beauregard, les nombreux spectacles prévus au cours de l’été, dans des festivals tels Musique en Vue, sont autant d’occasions de livrer leurs messages. Ils n’oublient pas leurs fans de la première heure, en couvrant l’ensemble de leur répertoire. Parfois en modifiant la facture musicale, ajoute-t-il.
«Ce sera un plaisir de revenir à Cowansville, d’autant plus que Jean-Charles Lajoie (le directeur artistique) croit grandement en nous. J’espère que nos fans si fidèles de toute la région, y compris ceux de Granby et les environs, viendront se joindre à nous. Avec en plus sur scène Malajube, les Breastfeeders et Monogrenade, tous des groupes que nous respectons beaucoup, c’est une soirée fort prometteuse», conclut-il.
Posté le : 09-05-2010 | Par : MEV
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