29 JUILLET @ 19h28 – Lettre ouverte de Jean-Charles Lajoie, directeur artistique de Musique en Vue, en réponse aux vives réactions recueillis sur la page Facebook du festival.
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À vous tous,
Je souhaite d’abord remercier sincèrement tous ceux et celles qui ont assisté à un ou plusieurs spectacles du festival cette année, autant que je veuille remercier les nombreux commanditaires, grands et petits, de leur support indéfectible.
Cependant…
Il est très désolant de lire toute cette désinformation au sujet du festival. Voici donc un rétablissement de quelques faits importants dans l’historique de Musique en Vue et son ancêtre, le Festival des Musiciens de Rue.
- C’est sous Daniel Tardif que le festival a quitté la rue pour être exclusivement présenté au parc du centre-ville, une décision que j’approuvais totalement comme simple spectateur payeur de ses tickets à l’époque.
- C’est sous Daniel Tardif et Réjean Daigle que le festival a délaissé le nom des Musiciens de rue pour le nom de Musique en Vue, une décision logique compte tenu de la formule remaniée, mais particulière, j’en conviens.
- C’est sous Daniel Tardif que le festival est passé de 11 jours à 6, puis à 5, une décision fort défendable compte tenu des coûts exorbitants et de la faible disponibilité d’artistes de calibre pour couvrir 11 soirs de spectacles.
- J’ai assumé conjointement avec Daniel, que je considère hautement d’autre part, la programmation du festival de 2005, avant d’assumer seul les programmations de 2006, 2007, 2008, 2009 et celle de cette année.
- En 2006 et en 2007, le festival a établi deux records pour la moyenne de spectateurs payants lors des soirs de spectacles, et ce, avec la même formule que celle de cette année…
- Fatiguez et voulant passer à autre chose, c’est Daniel Tardif qui m’a demandé de prendre son relais au festival après l’édition 2005, ajoutant que j’étais à son avis l’homme désigné pour assurer la survie du festival.
- Ce fut ma suggestion (acceptée d’emblée par le conseil d’administration), que la soirée d’humour fut abandonnée en 2006, une question de logique compte tenu du nom de l’événement et des faibles revenus qu’elle engendrait.
Je veux bien me faire comprendre. Je respecte au plus haut point Daniel Tardif, un conquérant et surtout un maudit bon gars. Daniel fut de tous les combats à ce festival, et c’est comme moi un mélomane averti qui aime la musique, ses gens… et la relève entre autres! Daniel a même été la source du redressement du festival alors qu’un autre membre du c.a. de l’époque avait convaincu ses pairs d’essayer d’ouvrir une « soucoupe volante » de restaurants sur le site plaçant l’événement dans un péril financier épouvantable.
Concernant l’humour, moi je veux bien, mais ce n’est pas rentable. Facile de dire qu’il y avait plein de monde, mais il entre trois personnes debout pour la place qu’occupe une chaise de parterre alors faut pas se laisser berner. Qui plus est, la bière ne se vendait pas lors de ces soirées, et la bière compte fortement dans les revenus d’un événement en plein air comme Musique en Vue. Au fait, Daniel Tardif vous a organisé un super événement d’humour en 2005, et il a presque vendu sa maison pour payer ses dettes après tellement le support de la population n’était pas au rendez-vous. Je connais aussi un Zigomatik motivé qui a laissé lui aussi beaucoup d’argent sur la table en organisant de belles soirées d’humour que la populace n’a pas appuyé alors…
Avant de poursuivre, j’aimerais sincèrement répondre de quelques attaques personnelles vicieuses et mal convenues. Croyez-vous sincèrement qu’avec 4 heures en direct à la télé et 3 heures en direct à la radio tous les jours, je souhaite vraiment avoir ma grosse face dans le Guide pis La Voix de l’Est à propos du festival? Je sais que vous êtes assez intelligents (es) pour ne pas croire une telle chose, mais êtes-vous assez intelligents (es) pour ne pas embarquer dans les campagnes de désinformation et de « salissage » de quelques pseudo bien pensants désireux de seulement casser du sucre sur mon dos en ignorant totalement le tort qu’au fond, ils font à l’ensemble de la collectivité. Le festival ne doit pas devenir un champ de bataille pour des règlements de comptes de vieilles chicanes de mal pris, le festival doit être un lieu de développement de Cowansville à travers les retombées récréotouristiques, un lieu de rassemblement de la collectivité à travers la Musique qui de tout temps fut la nourriture de l’âme, pas son objet de destruction.
Maintenant dans les faits, il semble clair que deux changements majeurs survenus en vue de l’édition de 2008 ont « assommé » l’événement. Le déplacement d’une semaine fut catastrophique, rien de moins, et la majoration du coût à la porte de 15 $ à 20 $ fut l’autre. Par contre, ne voulant pas nécessairement défendre l’item du coût, me semble que 20 $ pour une qualité de spectacle telles est fort abordable. Et lorsque je dis qualité de spectacle telles, j’ajoute aux artistes présents le lieu magnifique, le fait que personne n’attend pour entrer ou sortir, personne ne paye son stationnement, personne n’attend pour s’acheter une bière ou un « roteux », et tout le monde voit et entends à merveille les spectacles! Ces deux dernières qualités font la renommée du festival et sa crédibilité auprès des artistes. Sans ces facilités, ils viendraient au festival, mais exigeraient des cachets supérieurs et impossibles dans notre petite structure.
Aussi, jamais avant les médias ne se sont autant intéressés au festival. Les critiques de la programmation « poche » de cette année furent plus qu’élogieuses, que ce soit à Radio-Canada, TVA, « V », ou encore à Corus, Énergie, dans les journaux importants et les autres, de partout les critiques ont salué la qualité exceptionnelle de la programmation, certains allant même jusqu’à dire que le show du jeudi avec les Breastfeeders, Malajube et les Vulgaires était digne des Francofolies et le meilleur de l’été au Québec. Ces coupures de presse seront publiées sur le site si ce n’est déjà fait.
L’idée des déclarations fracassantes de dimanche est de sonner l’alarme puisque les cartes de crédit des membres du c.a. devraient servir à mettre de l’essence dans leurs bagnoles respectives, pas à verser des dépôts pour des bands et acheter de la bière à être vendue sur le site de l’événement. J’avance personnellement le salaire de celui qui assume la permanence au festival et sans qui l’événement ne pourrait avoir lieu, et ce, chaque année de septembre à mars, et je prends personnellement le risque que les commissions sur les ventes de commandites et forfaits ne couvrent pas les sommes versées. Je le fais comme d’autres membres du c.a. le font à leur façon par amour du festival, parce qu’on aime ça et que l’on ne veut pas le voir mourir. Mieux, on veut qu’il explose. Pour ce faire, il doit faire parler de lui à Montréal. C’est ma mission depuis 3 ans et ça marche. C’est avec une crédibilité dans les médias nationaux que vont venir les subventions, lesquelles vont stabiliser financièrement le festival et lui permettre d’ajouter à son volet soirée un volet en journée avec des shows gratuits dans les parcs, un volet « Musiciens de Rue » que j’annonce lors des bilans de l’événement depuis 2006, ce qui est vérifiable dans l’historique des coupures de presse régionales. J’avais d’ailleurs en tête de ramener ce volet pour le 20e, et si les gouvernements comprennent enfin que l’on existe, on y arrivera. Ceux-ci par contre ne veulent pas subventionner des fêtes foraines avec des amuseurs publics sur un pont et des chansonniers dans les bars alors si on veut ajouter ses artifices, il faut d’abord faire parler de nous positivement par les grands médias, ce qui est maintenant le cas. On n’a donc pas tout perdu, non?
Enfin, je vous dirai que bien que la déprime survole le c.a. actuellement, j’ai le 20e en vue et je le souhaite régénérateur de progrès, d’avancement et de renouveau ! Outre la date, il faudra penser une stratégie de vente de forfaits qui permettront aux gens de Cowansville, ceux à qui appartient en réalité le festival, de se procurer un forfait au meilleur prix disponible. Il faudra par contre nous assurer de pouvoir lancer le 20e, ce que nous allons nous acquitter à faire dans les prochaines semaines.
Soyez assurés que nous vous tiendrons informés en premier via le site internet du festival, en plus des médias régionaux.
Je vous salue entre-temps, et espère avoir répondu à une majorité de questionnements tout en ramenant les choses au clair concernant les faits, ceux qui irrévocablement sont toujours ultimement la clé de tout dénouement, heureux ou pas!
Vive la musique, vive les créateurs, et vive Musique en Vue!
Jean-Charles Lajoie
Cet article a été publié
le Jeudi 29 juillet 2010 à 19 h 21 min et est classé dans Le Blogue du Festival.
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