Budweiser Caisse Pop Brome-Missisquoi Musique En Vue 20e Edition
Du 12 au 17 juillet 2011
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L’avenir de Musique en Vue: de vives réactions

- Une aimable collaboration de Alain Bérubé du journal Le Guide.

27 JUILLET @ 11h31 min – L’annonce du possible déménagement du Festival Musique en Vue pour d’autres cieux, par Jean-Charles Lajoie, a eu l’effet d’une bombe à Cowansville.

Que ça soit au bureau, sur la rue ou sur Internet, tous ont une opinion sur le sujet.

Sur le site, j’ai souvent entendu des commentaires du genre «On ne connaît pratiquement aucun artiste cette année». Ou «C’était mieux quand le festival était présenté plus tôt en juillet».

Mais plusieurs mélomanes m’ont affirmé que l’organisation avait bien fait d’être plus audacieuse cette année. «On a des shows comme à Montréal!», m’a-t-on souvent dit, vantant les prestations de Yann Perreau, des Vulgaires Machins et de Hedley, entre autres.

Musique en Vue a pris les devants, en lançant une discussion sur Facebook, question de sonder le terrain.

Et croyez-moi, les commentaires sont nombreux… et fort différents d’un à l’autre.

Certains se montrent durs à l’endroit de l’organisation. On demande un virage majeur.

«Je serais la première à vouloir ravoir le Festival des musiciens de rue, comme dans le temps où la musique et le public cohabitaient harmonieusement et dans la joie», lance Isabelle.

«À part Bobby Bazini, il n’y avait personne qui m’attirait au festival cette année. De plus, j’étais en vacances à l’extérieur», allègue Marie.

«Il manque énormément de variété et de nouveautés. Il faudrait des journées plus thématiques: une journée folk, une journée blues, une journée rock et une journée punk!», clame Marie-Andrée.

«Pourquoi ne pas revenir en force avec des shows d’humour?», suggère de son côté Marie-Ève.

Stéphanie s’insurge, vantant la programmation 2010 avec ferveur.

«La programmation rassemblait les meilleurs bands québécois/francophones de l’heure, le festival était présent dans les médias montréalais (TVA, Le Devoir, CKOI, CKAC), le lieu est enchanteur… et les kiosques abondent! Ce festival est aussi bon que bien des événements dans la grande métropole!», écrit-elle.

Bref, chacun a son idée.

Mais dans l’ensemble, les internautes souhaitent conserver Musique en Vue à Cowansville.

«C’est bien tout ce qu’il y a d’intéressant à Cowansville, ce qui regroupe toutes les générations. Faut pas changer ça!», s’exclame Sophianne.

C’est justement ça le problème… rejoindre tout le monde.

Lors de prestations de Kaïn, d’Éric Lapointe ou des Cowboys Fringants, par exemple, la foule est plus hétérogène. Et les foules sont ainsi plus nombreuses, que l’on le veule ou non. Ça joue positivement sur l’ambiance du site. Et il faut bien l’avouer, ceux qui tiennent des kiosques sur place font de meilleures affaires.

Par contre, Musique en Vue est également un carrefour musical intéressant pour la relève. Samedi dernier, Yann Perreau était fier de dire qu’il avait joué à Cowansville, il y a plusieurs années, avec sa formation Doc et les Chirurgiens.

La Patère Rose et The Breastfeeders, entre autres, ont également plu à bien des gens cette année.

Et sur la scène de la relève, on a pu découvrir des formations telles Monogrenade, qui a même eu un rappel!

Comment donc concilier le tout…

Un artiste “émergent” avec de l’impact en milieu de peleton, avec un “gros nom” en finale… avec des combos du genre “Malajube/Cowboys Fringants”? Ou “Pépé/Éric Lapointe”?

Faut-il ajouter une soirée consacrée à l’humour, comme jadis? Je n’étais pas en région à cette époque, mais mon collègue Claude Hébert – qui travaillait au Guide jusqu’en 2006 – me disait tout à l’heure que c’était fort apprécié.

Et si on faisait appel aux pubs et bars de Cowansville… qu’on faisait des spectacles gratuits en plein jour… qu’on animait un peu le tout, question de mettre la table pour les spectacles en soirée? Jean-Charles Lajoie a déjà évoqué cette possibilité dans le passé, mais le financement ne semble pas suffisant pour revenir à cette formule.

Est-ce que Cowansville peut se permettre de perdre un tel événement, aussi rassembleur? Ou doit-on repartir à neuf avec autre chose? La Ville de Bromont, par exemple, accueillerait sûrement un festival de musique avec plaisir…

Essayons de voir si, tous ensemble, on peut trouver une solution. Cette fameuse annonce de Jean-Charles Lajoie aura eu le mérite, en tout cas, de susciter une sérieuse réflexion. Ce qui, en soi, est un exercice très sain.

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